baniere vos poemes

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

 

Voyage ! Sublime voyage ! Belle route !

Mène-moi dans les lieux inconnus et fertiles

Aux plaines divines, aux arcs-en-ciels en voutes,

Aux vents à quatre souffles et aux fleurs fragiles

Moi simple voyageur, bohémien, sur la Terre,

Condamné à marcher en exil, sans voler

De mes ailes d’avant, sans la candeur amère

Du jardin d’autrefois, mais je veux m’envoler.

Plus lumineux que le brûlant cœur du soleil,

Plus mystique que les rayonnantes étoiles.

Plus envoutant que les calices d’or vermeil,

Plus abracadabrant que le peintre et ses toiles,

Plus avide que la chair de sang des noirs cœurs,

Plus triste que les pleurs cupides d’un pauvre enfant,

Plus douloureux que la torture et la douleur,

Plus grand que l’immense trompe d’un éléphant,

Plus beau que tous les visages ovales d’anges,

Plus vicieux que tout un peuple de vils démons,

Plus solides que les antiques sphinx étranges,

Plus asphyxiant que le tabac dans nos poumons.

Plus piquant que mille gros bourdons et leurs dards,

Plus résistant que mille grandes citadelles.

Plus allumé que mille feux de mille phares.

Plus libre que mille essors dorés d’hirondelles.

Plus fort que le parfum enivrant de l’amour !

Plus ténébreux que les sombres hivernaux soirs,

Plus harmonieux que les joyeux et heureux jours,

Plus parfumé que les terribles encensoirs,

Plus acide que les heures et le vieux temps,

Plus voyageur que les grands cœurs des vagabonds,

Plus empoisonné que les cœurs des rois d’antan,

Plus chaleureux que la chaleur d’un sein bien rond.

Plus mortels que les guerres et leurs cris planant,

Plus sanglant que toutes les haches et les lames,

Plus ressuscité que les corps des revenants,

Plus éternel que tous les vices de nos âmes.

Plus enneigé que les collines et montagnes,

Plus ensoleillé que les magiques aurores,

Plus enivrant que les alcools et les campagnes,

Plus convoité que les objets enrobés d’or,

Plus coloré que toutes les couleurs sur Terre,

Plus haut que les grands et étendus blancs nuages,

Plus ranimant que les écumes de la mer,

Plus paisible que tous les reposants rivages,

Plus maléfique que la douce chair des pommes,

Plus terrifiant que la colère des orages,

Plus maudit que les mains pleines de sang des hommes,

Plus pur que les jeunes filles et leurs visages,

Plus antique que le mystère de la lune,

Plus magnétique que la musique et ses ondes,

Plus noir que la belle chevelure des brunes,

Plus doux que les boucles des cheveux des blondes,

Plus vaste que toutes les arides savanes,

Plus clair que toutes les mers turquoise des îles,

Plus nomade que toute une caravane,

Plus léger que tous les oiseaux bleus en exils,

Plus chaud que le soleil aligné à la mer,

Plus fortifié que tous les grands châteaux d’un roi,

Plus magique qu’une éclipse totale amère,

Plus droit que tous les chevaliers noirs d’autrefois,

Plus enchainant que les dures chaînes de fer,

Plus destructeur que les cruelles maladies,

Plus assassin que ce sordide Lucifer,

Plus vénéré que cet avare paradis !

Te voilà bien décrit, indescriptible exode !

Saint voyage embourbé, périple de ma vie

Et bien d’autre avant moi, en d’autres périodes

On fait tes éloges, et cela te ravis !

Mais où es-tu caché, et comment y aller ?

Es-tu au sommet d’un gros séquoia géant ?

Ou dans le fin fond de la pénombre vallée ?

Ou dans les abîmes noirs du bleu océan ?

Tu apparais dans la tête des gens perdus

Dans ce vaste et sournois monde remplit de sang

Tu germes dans l’ombre des âmes éperdus

Des poètes maudits, comme un fumant encens.

Encor plus vif que le son et la lumière

Encor plus perdu qu’un navire rouge échoué

Encor plus étendu que toute l’atmosphère

Encor plus saint que la sainte Marie dévouée

Mais comment te trouver, toi qui n’es pas connu ?

Des hommes salis de leurs répugnants péchés

Toi, qui a tout vu, tout su, même l’Homme nu

Encor vierge de chair et qui encor prêché.

Et tu mènes vers les entrailles des vils flammes

Les hommes maudits vers le cercueil qu’on enterre

Ton grand charme est pareil à celui d’une femme

Ne doutez plus maintenant, l’Enfer c’est la Terre !

Mais je te trouverai. Ô sublime voyage !

Attends-moi, je suis la route vers ton vestige

Je cherche ardemment ton cœur en son fin voilage

Pour que tu couronnes mon âme et mon prestige !

 

Ajouter un Commentaire

Merci de lire les conditions générales d'utilisation avant de poster un commentaire.

Code de sécurité
Rafraîchir

Copyright © 2018 Vos poèmes(partage de poèmes) - Tous droits réservés CopyrightFrance.com        

Created by Thierry.M..

Les cookies nous permettent plus facilement de vous proposer des services. En utilisant nos services, vous nous autorisez à utiliser des cookies.
Plus d' informations Ok