baniere vos poemes

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Dans le coin sombre d'une cage d'escalier

Une silhouette se tenait là cachée

Je m'en suis approché pour mieux la distinguer

Elle m'a demandé si je voulais goûter

Au gros cigare qu'elle venait d'allumer

Dans mon état normal j'aurais bien refusé

Cependant mes poumons étaient déjà gonflés

D'une épaisse fumée qui m'avait envoûté

"C'est une potion d'amour et de volupté

Qui va rapidement vous faire chanceler

Vous n'aurez qu'à longer les murs de ma pensée

Le parfum du désir est là pour vous guider"

Je me suis retrouvé dans un monde fermé

Où seul le fastueux avait son droit d'accès

Je respirais un air du plus haut des sommets

Aussi pur que ces femmes qui me souriaient

L'une avait le doux chant de la divinité

Elle me soufflait que je trouverai la clef

De l'amour éternel que j'ai tant recherché

Une autre laissait glisser ses doigts de Morphée

Sur mes joues vierges de caresses bien-aimés

Mes yeux rêveurs ont bien fini par s'incliner

Devant ce paysage où tout est sublimé

J'ai fini par me réveiller... Ma tête était

Une toupie que Sisyphe faisait tourner

Mon pauvre et frêle coeur en avait la nausée

Aussi mon âme a-t-elle failli se dissiper

Lorsqu'à l'évidence j'ai fini par marcher

À nouveau sur le sol de la réalité

Où les pas sont lourds et le cerveau un jouet

Animé par le système "tout consommer"

Il existe une échelle où les grands pour grimper

Font payer aux petits les pièces détachées 

Pour atteindre un sommet plus haut que l'apogée

Les grands de ce monde ont les poumons tuméfiés

Par un nuage épais qui leur font oublier

Qu'ici ce sont les petits qui tiennent les pieds

De leurs échelles faites de leurs mains usées

La terre a accueilli tant de vies épuisées

Qui n'ont eu pour butin que des cendres tombées

Des cigares pompés par ceux dont notre chair

Leur sert à édifier leurs gros cocons prospères

C'est un chant général à propager dans l'air

J'implore Neruda, les peuples de naguère

À faire jaillir leur sang comme un seul geyser

Visant plus haut que tout puis entourant la sphère

Pour enfin faire pleuvoir sa force guerrière

Sur nos fronts vigoureux comme ils l'étaient hier

Les peuples morts pour nous ont fini leur affaire

Il ne nous reste qu'à entonner le même air

Si nous prenons l'élan et sautons de concert

Le temps sera venu du tremblement de terre

Qui fera s'écrouler les "grands" de l'univers

Et donnera la voie aux peuples salutaires !

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