Esmeralda

Pourquoi ce silence infini, mon vieil ami,
Mon seul ami de la récré, au bois dressé ?
Tu m'accueillais pour le repos, sur ton cerceau,
Que je piétinais souriceau, touchant ta peau.
A petits pas bien alignés, je tournoyais,

En faisant fi de tous ceux-ci, ma galaxie.

Sur mon chemin de funambule, là dans ma bulle,
Ton écorce était comme un guide, vers les sylphides.
Ma frêle main aux doigts légers, sans t'outrager,
Te frôlait puis je voyageais, ô mon berger,
Vers d'invisibles pyramides, en belles cnémides,
Je marchais comme somnambule, freluquet_Hercule.

Jamais tu ne m'as dit un mot, même à mi-mot,
Dans nos danses, moi, solitaire, j'ai tant souffert,
A t'inciter à virevolter... ma naïveté !
Tu préférais là végéter... étrangeté !
Tu me tenais à la frontière, comme en enfer,
Me repoussant de tes rameaux, dolcissimo.

Je suis parti un soir d'été, je sanglotais,
Sans même oser me retourner, les yeux cernés,
Sans lancer un dernier adieu, à toi mon dieu,
A ton panache radieux, à mes yeux,
Où les abeilles bourdonnaient, et butinaient,
Scintillant de mille bractées, ce soir d'été.

Ton souvenir est là ancré, loin des récrés,
Au fond de mon coeur endormi, loin des soucis,
Où jamais plus rien ne se pose, que de la prose,
Où les beaux mots couleur de rêve, y meurent, y crèvent.
Ils y renaissent quelques temps, loin du printemps,
Quand des cimes en tourbillonnant, au gré du vent,
Tombent les graines de tilleuls, que je suis seul.
Alors je retourne en ce monde, quelques secondes,
Une autre fois faire la ronde, en petit blond
Et tournoyer comme enfant seul, sous les tilleuls.

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