Esmeralda

Elle est délicatement aposée sur les lèvres

Et insufle son venin.

Elle se consumme en volutes sensuels et mièvres

Entre les mains.

 

Elle ne se fait pas attendre

Et si elle ressent un retard

Elle se dépêche de réduire en cendre

Les infortunes au visage blâfard.

 

Ne prétend point devenir son maître,

Du bout des doigts, à bout de souffle elle te tient,

Elle ne prévient pas de son infamie, elle est traître,

En silence elle te jaunît le teint.

 

Elle est la petite étincelle de l'espoir,

Pour les cadavres pantelants dans le noir.

Elle fait rougeoyer les âmes fragiles

Avant, à petit feu, de les rendre dociles.

 

Sa toile insaisissable est digne

Des prouesses du plus habile tisserand.

Elle se soucie de ton état comme d'une guigne,

Elle te fera partir les pieds devant.

 

C'est une bien étrange araignée

Qui saisit jusqu'à ton air,

Et fait voler ta vie en fumée

Entre les pinces du Cancer.

 

 

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isidore
Merci pour ce récit à propos du danger du tabac.Amicalement,Isi dore
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