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Les culs-bénis.
poème ecrit par totolarpette le 01/12/2009
Les culs-bénis.
Oh! Comme elles sont pimpantes ces dames patronnesses,
Le dimanche matin, dans leurs habits de fête,
Elles vont à pas menus, et en courbant la tête,
Voir monsieur le curé dans sa bénite messe.
Bien sûr le samedi, et en grande tristesse,
Elles sont allées vers lui, raconter les fadaises
D'une semaine écoulée, et emplie de malaises,
Qu'il leur faut dévoiler en ce jour de confesse.
Elles se garderont bien d'avouer le passé,
Celui qu'en grand secret elles cachent dans leur coeur,
Qui a détruit la vie, et fait le grand malheur
De quatre êtres chéris, mais ça c'est du passé!
Quelle belle hypocrisie de les voir aujourd'hui,
Avec tous les honneurs arborer leur étole,
Et dans la nef, en choeur, chanter comme une idole,
Faisant l'admiration de ces bénis oui-oui.
Devant toutes les statues lorsqu'elles s'agenouillent,
Si leur dieu était vrai, il y a bien longtemps
Qu'un miracle se ferait, et que, de temps en temps,
Leurs bouches s'ouvriraient pour leur dire "pauvre andouille"
Car croire que des prières donnent le paradis,
C'est resté sans cervelle, et ne pas réfléchir,
Car la vie est sur terre. Toujours et sans fléchir,
Il nous faudra combattre ces prophètes maudits
Qui professent, sans honte, que souffrance, ici bas,
Est un bienfait de dieu, et que comme récompense,
Tout droit vous parviendrez dans ce jardin immense
Dénommé "paradis", quelle gageure que cela!
Alors petits et grands, ouvrez vite vos yeux,
Cessez donc d'écouter tous ces vilains corbeaux,
Qui prêchent dans vos coeurs, et disent que tout est beau,
Promettant l'utopie d'un demain radieux.
A Claudie, 19 octobre 2009
Marcel B
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