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Le piège
poème écrit par totolarpette le 29/08/2010
Le piège
Lorsqu’on s’est rencontrés sur Radio Libertaire,
Tu vivais sans entrain dans ton appartement,
Et dans cette banlieue, sans trop savoir comment,
Ni triste, ni malheureuse, tu vivais solitaire.
Mais voici qu’un matin, survenue par hasard,
Au cerveau de ta fille à germé lentement
L’idée de ses vacances, et à ton détriment,
En province tu partis par un matin blafard.
Pour régler son crédit ce fut la solution,
Et tu t’es embarquée avec un concubin,
Oui, mais la vie à deux est un fichu turbin,
Et te voilà coincée pour payer l’addition.
Il te faut supporter avec désagrément
Les caprices mesquins de cette vie commune,
Dont tu n’as que mépris, avec comme joie aucune,
Et tu te désespères dans cet enfermement.
Soudain tu te souvins, du fond de ta détresse,
De ce vieillard ami, et lui téléphonant,
L’invitas à venir, pour qu’en t’acoquinant
Dans les bras de cet homme, tu deviennes sa maitresse.
Neuf ans furent nécessaires avant que tu n’appelles,
Mais ton cri d’au secours est venu bien trop tard,
Jamais il ne voudra quitter ses p’tits moutards,
Quand bien même tu irais pleurer dans sa chapelle.
Aussi avec sagesse referme son dossier,
Car tu te feras mal lorsqu’ouvrant grand tes yeux,
Il ne sera plus là ton compagnon joyeux,
Ton amour déjà mort, il te faut l’autopsier !
Marcel B le 7 juillet 2010, à Josiane
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