Le printemps accrochait des couronnes de fleurs
En mille corolles éclatant sur nos peurs
Au parfum si doux, à nul autre pareil
Nous attendions heureux qu'enfin il s'éveille
T'en souvient-il encore ?
Nous marchions main dans la main sur la grève
Chevauchant les grains de sable, au vent qui se lève
Chacun d'eux nous contait son histoire
Témoin improbable de notre commune mémoire
Je ne me souviens de rien,
Sinon de cette lame de feu qui pourfend mes entrailles
Sinon de ce manteau de peine qui me suit où que j'aille
Je ne me souviens plus
Que du vivant trop tôt, par le malheur agoni
Et du chant de l'absence retombant en litanie
Je me souviens un peu
De tout ce temps déployé sur mes plus graves blessures
Tel un onguent, là où avait failli mon armure
J'ai oublié je crois
Que de l'espoir renaissent les cendres du pouvoir
Celui de ne plus être cette âme en lambeaux qui pleure dans le noir.
Tia
Pamatai, le 07/11/2006.
commentaires
Les poèmes dans ce site web sont la proprièté de leurs auteurs respectifs, et ne peuvent
pas être reproduits.