Je te laisse le droit de partager la cellule où je suis enfermée
Je t'offre le luxe d'habiter au plus profond de moi
Mais jamais tu ne sauras caresser mon âme enflammée
Par les épreuves que la vie a gravées sur ma croix
Des ces barreaux à la fenêtre de mes yeux, rien jamais tu ne sauras
Du reflet vide, halo artificiel que mon être a choisi pour parade
Comme de l'étau qui mon cSur enserre, si souvent, aussi fort que l'au-delà
Rien, te dis-je, rien je te le répète ne transparaîtra ; pour mon navire, nulle
rade !
Tout ce que tu liras ou découvriras de ce que je peux être
Ne sera que la face émergée de l'iceberg, qui de froid
Me transperce. Tu voudras, mais n'approcheras pas l'insoutenable fêlure de
l'être
Celle qui, royal paradoxe, est le lieu sacré où mon inspiration je puise, je
crois&
Mais
Si mes mots ont su dire des maux qui parfois
Sont autant les tiens que les miens, hélas !
Alors ma plume aura fait le bon choix
En te laissant entrevoir, de ma vie, les traces.
tia
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