Trois mois qui me séparent maintenant de toi,
Je t'ai donné mon âme, mon corps, et mon coeur;
Mais tu es parti si loin de nous, de moi,
Si prés mais à des milliers d'heures...
Depuis, mon coeur pleure,
Et je murmure ton nom chaque soir,
Dans un souffle de voie qui se meurt,
Anéantie par la distance, le déséspoir...
Prisonnière de ma propre tristesse,
Mon coeur me parle de nos souvenirs passés,
C'est ma hantise, ma faiblesse,
Que te regarder chaque jour me quitter,
Sans cesse:
Ma mémoire n'a pas de pitié.
Chaque fois que mes yeux se referment,
Tu m'échappes,
Alors dans la plus grande douleur je m'enferme:
Qu'elle me happe!
Elle se tortille autour de mon cou,
Brise mes membres un à un,
M'enlasse,m'entasse, et m'encrasse dans la boue,
Mais déjà je ne ressens plus rien...
Elle dévore mes yeux,elle dévore mes pensées;
Elle m'apprivoise et je me laisse apprivoisée,
Puisque désormais elle est ma seule rattache,
A cet amour si trash...
Sarah
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