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Ô refuge
poème écrit par Oriabel Winkler le 11/04/2010
Ô refuge
Nuits plus douces que les jours
Tu n’es que langueur
Ô femme reste en paix avec ton âme
En ce moment troublé
Garde ta dignité
Ton corps ta démence
Ivresse violence
Magie des parfums
Diable en ton sein
Ange ou démon
Amante ou libertine
Au milieu des taillis
Tes yeux éblouis
Imagination sensations
Epaisseur des buissons
Force ou plaisir
Peur de la jouissance
Ou réjouissance
Nudité cachée sous un voile
Il vient vers toi
Objet de ton émoi
Révélation contemplation
Mélancolie nuit bénie
Ton fol coeur le séduit
Mourir d’envie
Tu es sa dame
Pas si sage
Te couvrir de fleurs
Rosée pleurs
Au regard des statues
Nouvelle aquarelle
Peut-être ta détresse
Ô refuge
Tes longs cheveux mouillés
Ton coeur désolé
Sa svelte silhouette
Bientôt disparaître
Dans un murmure plaintif
Dans le silence de la nuit
Ô refuge
Tu erres seule nue
Inutile perverse
Brume qui te traverse
Semblable à une danse
En silence
Cet être trop différent
A brisé le miroir
En se penchant pour te voir
Secret taciturne
Tu ne voyais que son corps
Que sais-je encore
Oriabel Winkler
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