Elève taciturne, sans aucune émotion
Et en plus: quelle lenteur!
Ce qu'on pensait alors
De ma pauvre personne
Me touchait, me vexait.
Mais je me répétais:
Un jour petit bonhomme, tu les surprendras tous,
Et je m'y emploierai.
Les années collège
Furent très éprouvantes,
Les soirées étaient tristes
Au sein du pensionnat,
Et c'est un soir d'automne,
Sous une pluie battante,
Que je quittais l'école,
L’injustice et ses lois.
Mes parents dévoués comprirent
Toute ma peine,
Me soufflèrent tendrement;
Nous on t'aime quand même.
Fort de leur compassion
Et fier de leur appui,
Je partis sur les routes,
Et m'y fis un ami.
C’était un compagnon:
Compagnon du devoir
Respectueux, acharné, créatif, efficace,
Qui a rempli mon coeur
Grâce à son amitié,
M’a appris les valeurs, l’honnêteté et l'audace.
Faites très attention,
Messieurs les professeurs
Vos jugements erronés
Sont nuls, inefficaces
Apprenez donc aux enfants malmenés
À croire en l'avenir,
Et faites leur confiance!
Nicole
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