Métiers d'antan.
poème ecrit par Nicole le 22/10/2008

Métiers d'antan.
Il apparaissait à l'automne,
Couchait dans les granges de foin,
Toujours affamé; pauvre bonhomme!
Content de son quignon de pain.
Noir de la tête aux pieds,
Il jaugeait les cheminées,
Par une incroyable adresse,
Il ramonait à toute vitesse.
Il repartait d'ou il était venu;
Aussi noir, fatigué mais repu,
Sa tristesse nous brisait le coeur,
Nous l'attendions notre ramoneur !
Le colporteur, calme et organisé,
Arrivait sans se faire annoncer,
Sa malle noire contenait tout,
Avec habileté il vendait tout.
Brosses, bagues et aiguilles,
Boutons de toutes les couleurs,
Étalage impressionnant de mercerie,
Bimbeloterie à faire battre le coeur,
Même le parfum avait sa place,
Le fil de laine et de coton,
Le marchant très très loquace,
Accordait des réductions.
Empruntant régulièrement nos routes,
Les roulottes inquiétaient les enfants,
Ils impressionnaient sans nul doute
Pauvres, chapardeurs mais prudents.
Venant de nulle part, traversant les hameaux,
Misérables, crasseux, en haillons,
Se disant aiguiseurs de ciseaux,
Diseurs de bonne aventure à l'occasion.
Nous craignions les jeteurs de sorts,
Leurs chapardages, et même nos chiens;
Évitaient de sortir dehors;
Nous avions peur des bohémiens.
Nicole
