Essai acrobatique
poème ecrit par Michel le 01/12/2008
Essai acrobatique
Essai acrobatique, un samedi matin, à l’aube,…
Les mains dans mes poches, je m’en suis allé.
J’errais vers mon idéal, vers ton visage illuminé.
De nos regards d’enfants enfin rencontrés,
Nous pûmes, sous cette lune, nous aimer.
Encore pleine de rosée,
Tu courrais, semant partout,
Comme l’enfant Poucet,
Ton bonheur flou.
De mes lèvres, des baisers palpitants
Baiseront doucement tes yeux.
Reste là pour ce doux moment.
Reste là que nous soyons heureux.
Dans ces instants immenses et doux,
J’inonderai tes rêves insensés
D’une musique que seul puisse parsemer
Les sanglots de mon coeur fou.
Je tiens ma vie grande ouverte
A tes mystiques pensées secrètes,
A tes vives émotions, tes larmes découvertes,
Et tout ce que ton âme secrète.
Et es là et c’est le Printemps.
L’automne roux, l’hiver monotone et froid,
Ne sauront vieillir mes sentiments
Qui t’emportent dans mes bois.
Quand j’aurai épuisé mes rêves avec soin,
Quand tu poseras sur ces pierres tombales
Ces fleurs qui apaiseront mon âme pâle,
Tu sauras, que de mon coeur, tu n’es loin.
Et les badauds qui se prélasseront,
Dans de longs accroupissements,
De cette couche funèbre entendront,
Le doux murmure de mon coeur d’amant.
Michel

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