Je te dis ;
Vois-tu, si tous deux nous pourrions,
L'âme pleine de foie,
Le coeur plein de rayon,
Ivres de douce extase et de mélancolie,
Rompre de milliers de nœuds dont la vie nous lie;
Si nous pourrions quitter se pays triste et fou ;
Nous fuirons, nous irions n’ importe où ;
Chercher, loin des vains bruits, loin des haines jalouses ;
Un coin, ou nous aurions des arbres, des pelouses,
Une maison, petite avec des fleurs, un peu ;
De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,
La chanson d'un oiseau, qui sur le toit se pose,
De l'ombre, et quel besoin aurons-nous d'autre chose !
Maikel
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