Je suis guenille, la déchirure de l’âme.
Mes fringues se déchirent, le désarroi total.
Une loque, la débâcle, un cri atrophié.
Je suis guenille entraînant mes haillons d’incertitude.
Penaille, vieillir, un clochard impersonnel.
La déroute, torchon désemparé, souffrance inconsolable.
Je suis guenille, l’oripeau insensé, l’existentiel.
Démarche pénible, un trottoir sénile, l’irréel.
Accoutrement asocial, la risée incommensurable.
Je suis guenille, défroqué d’une attitude mensongère.
Lambeau dénudé, élan de colère, l’absurde.
Conversation fragmentée, étouffement.
Je suis guenille, débris de ma chair carnavalesque.
Farandole inexpliquée, vieille étoffe putrescente.
Bourreler mon corps dans l’inexplicable.
Je suis guenille, l’importance de l’évoquer.
Dandine ma rage, la frénésie éclatée.
Je suis guenille, l’apaisement souhaité.
André, épervier (Site de
l'auteur:)
*Le corps, cette guenille (Molière)
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