L’or qu’a Federico dans les yeux
poème ecrit par Lahouari Laidi le 08/08/2009
L’or qu’a Federico dans les yeux
L’or qu’a Federico dans les yeux brille d’éclat
Ce soir de juillet, Huerta de San Vicente.
Comme souvent il siffle un air, un mezcal
De rossignol andalou, pensant à Grenade, il chante.
On croirait un gitan nostalgique et fier
D’une noblesse qu’il ne possède pourtant pas,
Comme prisonnier d’une fine cage de verre
Qu’il voudrait briser de la danse de ses pas.
Les diseuses disaient qu’il tenait d’un ange
Tous ses dons : beauté, courage et voyance.
L’une d’elle l’avait prévenu de sa phalange…
Ravin dur d’où surgit un jour la violence,
Peloton écarlate de tant de honte,
Du charnier de Viznar, son corps on remonte.
Lahouari Laidi
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