Si tes yeux
poème ecrit par Jacques Leroux le 19/06/2009
Si tes yeux
Si tes yeux pouvaient parler
Ils m’en conteraient de belles
Combien je me suis leurré
Oh ma mie si cruelle.
A mon coeur en délicatesse
Tu refusais même une faible aumône
La plus ténue des caresses
Sans que tu me sermonnes.
Monsieur, on ne doit pas
La morale d’autrefois réprouve
Et commence mon chemin de croix
Avec les sentiments que j’éprouve.
L’épouvantail aux champs
Est mieux loti que moi
On pourrait le croire menaçant
Mais les oiseaux font la loi.
Il sert même de perchoir
A quelques hirondelles
Et moi au désespoir
Me cache des péronnelles.
Tu as si peu servi
Qu’à l’heure du départ
Perclus et aigri
Tu vis la remise au placard.
Jacques Leroux