Oc et Oïl fondus
poème ecrit par Jacques Leroux le 22/07/2009
Oc et Oïl fondus
J’ai fait un rêve bizarre
Que j’étais convoqué
En cet auguste prétoire
Pour créer notre Français.
Messire François l’avait souhaité
Une seule langue pour ses sujets
Qui en traduction se dépensaient
Si du Sud ou du Nord, ils venaient.
Les trouvères chantant en langue d’oïl
Les troubadours en celle d’oc
C’est caresser à rebrousse poils
Que d’en vouloir faire un seul bloc.
On a beaucoup parlé
Et contesté mot après mot
Si le Roi n’avait tranché
Et apposé son sceau.
Ce qui fait que nos picards
Se sont vus obligé
De mettre au placard
Leur chti bien aimé.
Les autres firent de même
Sur les langues régionales
On jeta l’anathème
Vouées aux fourches infernales
Mais s’il plaît à nos enfants
De faire revivre le ch’ti
Dites leur, l’ancien est partant
Ouais, vaut bien un oui.
Jacques Leroux
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